L’artiste Modestine, une togolaise passionnée de danse et de musique

Modestine, Artiste togolaise de la chanson et danseuse

« Pour mon prochain album, j’ai opté pour l’afro beat, car c’est mon rythme préféré. »

L'artiste Modestine

 Artiste togolaise de la chanson et danseuse, Modestine vient de sortir un « single » intitulé « Ze yibo » (Marmite noire) sur un rythme « afro beat », en prélude à son troisième album. De son vrai nom Modestine Ayawovi Kokoumey, elle comptait déjà à son actif deux albums : « Nusiwo kata mawo » sorti en 2006 et « Africa fe Mawu » sorti en 2008.

Après ses études secondaires au Collège St Joseph de Lomé, Modestine a débuté sa carrière musicale en 1987 avec l’artiste King Mensah, carrière musicale à laquelle il faut ajouter sa passion pour la danse et la chorégraphie qu’elle pratique de façon professionnelle depuis le début des années 1990. Modestine a travaillé entre autres avec de nombreux artistes chanteurs tels que Dama Damawuzan, Afia Mala, Charlotte M’Bango, Meiway et des chorégraphes comme As Ayigah, Henri Motra.

Discrète, créative et combative, l’artiste Modestine gravit progressivement les échelons et figure sans doute parmi les artistes les plus actifs du moment. Sa créativité et son habileté ont redonné vigueur à la musique togolaise à travers ses concerts en live tous les vendredis soir à « Lomé on line », un cybercafé-bar de la capitale qui grâce à cet artiste a décidé de soutenir la musique togolaise. C’est ainsi que depuis le mois de mai 2011, elle n’a pas manqué au rendez-vous avec son groupe musical composé d’artistes multi-talents, aussi bien instrumentistes que chanteurs. Le tout premier top-surprise de cet élan musical, c’est la célébration de la 30ème édition de la fête de la musique qui s’est tenue, le 21 juin dernier, rue Sous Lieutenant Gnemegnah, en face du cybercafé « Lomé on, line », la meilleure attraction des usagers des technologies de l’information et de la communication à Lomé depuis quelques mois. Un spectacle populaire organisé par l’Union Nationale des Artistes et Musiciens du Togo (UNAM) et ses partenaires !

Modestine a fait divers concerts et participé à de nombreuses prestations musicales avec des groupes comme « Mélo Togo », « Hémisphère », « Jazz Strain », l’« Orchestre Nukunu », etc. Actuellement investie dans les préparatifs de son prochain album, cette artiste a accepté de partager avec nous sa passion pour la danse et la musique, ses peines, ses joies et ses espoirs.

Vous venez de sortir un « single » sur un rythme « afro beat » en prélude à votre troisième album en préparation. Pourquoi un tel choix lorsque l’on sait que vos deux premiers albums, essentiellement consacrés à la chanson religieuse, était composés sur des rythmes « reggae », « slow », « hi life » notamment ?

Pour mon prochain album, j’ai opté pour l’« afro beat », parce que c’est mon rythme préféré. Mais avant tout, j’aime beaucoup mon Créateur, mon Dieu. C’est pourquoi j’ai choisi de chanter pour mon Seigneur, pour l’honorer et le louer pour tout ce qu’il fait dans ma vie. Le  « hi life », le « reggae », la « salsa » et autres étaient les rythmes appropriés à mes deux premiers albums selon le message et les compositions musicales de ces albums.

Est-ce un divorce d’avec la chanson religieuse ?

Non… Non, je vais continuer à chanter pour le Seigneur même avec le rythme « afro beat ». Et pas seulement des chansons religieuses, mais aussi des chansons sur la vie en général.

Entre la sortie de votre deuxième album en 2008 et les préparatifs de votre prochaine production musicale, que s’est-il passé ?

J’ai fait différents concerts musicaux et composé des chansons dont certaines feront partie du prochain album. Mais j’ai surtout fait un feat avec Dama Damawuzan (auteur-compositeur du célèbre « wait for me »), Napo Mama (auteur « de mi amor » et « lolo nyi ku ») et le groupe « Togo All Stars ». Ce feat titré « Vinye woe », 2ème version de « Dounya » (même musique) est produit en 2009 sur l’initiative du groupe Fanga de France.

Quel message véhiculez-vous dans vos chansons ?

Dans mes compositions, je chante la plénitude, la grâce et l’amour de Dieu, j’aborde les questions de la vie, les joies et les peines, le quotidien, l’espoir…

Comment se porte la musique togolaise aujourd’hui ?

La musique togolaise évolue. Il y a de plus en plus d’engouement et de productions musicales. Les togolais commence à aimer la musique togolaise et je les encourage à en faire davantage. Car c’est grâce à ce soutien que les artistes pourront améliorer leurs prestations.

Mais cette musique ne peut pas se développer sans l’implication et l’appui du gouvernement.

Quelles sont les difficultés, les problèmes qui minent la musique togolaise ?

La plus grande difficulté de la musique togolaise est liée au financement des sorties d’album et de la promotion des productions musicales nationales. Les togolais n’aiment pas investir leur argent pour soutenir les artistes de leur pays.

Ainsi, seuls les artistes qui ont les moyens financiers nécessaires, ou par eux-mêmes, ou par le soutien de leur entourage, arrivent à surmonter cette difficulté. Dans cette situation, beaucoup de talents ne parviennent pas à émerger, faute de moyens financiers. C’est ce qui me fait mal…

Dans ce climat chargé de difficultés, comment parvenez-vous à produire vos albums ?

(Rire)…Sans Dieu, je ne suis rien. C’est Dieu qui m’aide à faire mes albums. Il m’aide notamment à travers quelques personnes de bonne volonté. Mais il faut avouer que ce ne sont pas nécessairement des personnes fortunées, mais seulement des gens qui croient en mon talent et en l’avenir de la musique togolaise. Et pourtant, il y a des hommes et femmes d’affaires, des institutions capables de financer les productions des artistes.

Avez-vous un producteur ?

En réalité, non. Car je suis artiste-compositrice, mais je suis en même temps ma propre productrice. Et j’espère que bientôt j’aurai un producteur pour produire mes albums, en particulier mon troisième album en préparation sur le rythme « afro beat » et dont le single est déjà prêt.

Que devient la danseuse des années 1990 que vous étiez ?

La danseuse des années 1990 que j’étais n’est pas morte. Elle est bien vivante et reste passionnée par cet art qu’est la danse. On dit souvent qu’en cas d’égalité l’ancienneté compte. Je sais qu’il y a maintenant beaucoup de danseurs et danseuses, mais si je monte sur scène, les spectateurs se rendront sans doute compte que je ne suis pas à mes débuts, car je maintiens ce talent et mes acquis en ce domaine. D’ailleurs, lorsque je suis sur scène à l’occasion des concerts de musique, je ne manque pas de danser, quoique je n’aie plus participé récemment à des spectacles de danse.

Votre prochain album au regard du rythme choisi promet du mouvement, beaucoup de mouvements. Allez-vous danser vous-même, ou vous allez engager des danseurs et danseuses ?

Vous savez, j’aime toujours danser dans mes clips et au cours de mes concerts musicaux. Et donc, même s’il y aura des danseurs, elle sera toujours au top, la Modestine danseuse.

Allez-vous danser encore pieds nus ?

Tout à fait, pieds nus. Je suis à l’aise ainsi, en tant qu’africaine.

A quand remonte votre début dans la danse ?

Depuis toute petite dans les ballets scolaires. Car si je ne chante pas et si je ne danse pas, c’est comme si quelque chose me manquait. Mais c’est surtout depuis les années 1980 qu’ont commencé mes prestations publiques de danses, notamment à travers les spectacles de danses et de chorégraphies.

Sur le plan professionnel, j’ai pratiqué la danse à partir de 1990 avec le danseur As Ayigah dont le succès est connu au-delà des frontières du Togo et qui vit maintenant en Angleterre. Grâce à lui, j’ai participé à plusieurs spectacles de danses avec le « Groupe Ayigah Afrique » à Lomé, notamment au Palais des Congrès, et en Côte d’Ivoire pour les Massa. J’ai travaillé aussi avec Henri Motra de 2000 à 2003, surtout au Centre Culturel Français pour des spectacles mais aussi pour des formations que nous avions données à de jeunes togolais, français, haïtiens, allemands, burundais, etc.

J’ai dansé aussi pour plusieurs artistes comme Lutchiana, Meiway, Charlotte M’Bango, Afia Mala et d’autres artistes nationaux et étrangers qui venaient faire des concerts musicaux à Lomé.

L'artiste Modestine et son groupe lors d'une soirée musicale à "Lomé on line"

Votre mot de fin.

Je salue et remercie tous les promoteurs culturels, en particulier ceux qui soutiennent la musique togolaise : le gouvernement, les organisations nationales et internationales, les médias et toutes les personnes de bonne volonté.

                         Propos recueillis par Charles Ayetan

Voir le clip vidéo « Kpoya chuku » de Modestine à :

(http://www.youtube.com/watch?v=ENSiHp_FTm4&feature=related)

Fête de la musique 2011 à Lomé

Lonlon Komla Locoh, Président de l’Union Nationale des Artistes et Musiciens du Togo

« Je lance un appel à tous les artistes pour que nous acceptions de nous remettre en cause et pour avoir des produits compétitifs »

Dans le cadre de la 30ème édition de la fête de la musique le 21 juin prochain,  la capitale togolaise sera en fête, notamment à partir de la rue Sous Lieutenant Gnemegnah, en face du cybercafé « Lomé on line ». A cette occasion, voici pour vous une interview de M. Lonlon Komla Locoh, président l’Union Nationale des Artistes et Musiciens (UNAM) du Togo.

Locoh Lonlon Komlan

Comment organisez-vous la fête de la musique 2011  à Lomé ?

A Lomé, tout le monde sera en fête. Nous avons organisé des émissions au niveau des médias pour informer le public de la fête. Il y a plusieurs jeunes qui s’organisent pour commémorer cette 30ème édition de la fête de la musique. Et nous, au niveau de l’Union Nationale des Artistes et Musiciens du Togo, nous avons choisi la rue Sous Lieutenant Gnemegnah pour organiser un spectacle en collaboration avec le cybercafé « Lomé on line ». Nous avons bénéficié du soutien de la Francophonie pour l’organisation de cette 30ème édition de la fête de la musique qui est placée sous le signe de « La musique au féminin ».

Donc nous serons dans la rue en face du cybercafé « Lomé on line », le mardi 21 juin 2011 à partir de 15 heures et ce, jusque tard dans la soirée. Il y aura une pléiade d’artistes et d’orchestres. L’événement est ouvert à tous les artistes et au grand public. Nous nous organisons de façon que nous puissions avoir des artistes de toutes les générations.

Depuis quelques années, on a l’impression que la fête de la musique a perdu un peu d’ampleur. Avez-vous fait le même constat ? Si oui, pourquoi ce recul ?

La chose culturelle est la meilleure chose à partager. Malheureusement aujourd’hui, la célébration de la musique dans notre pays a baissé d’intensité pour la simple raison que l’accompagnement qu’il faut aux artistes est insuffisant. Les artistes n’ont pas le soutien nécessaire pour organiser cette fête de la musique.

Vous n’êtes pas sans savoir que ce sont les artistes eux-mêmes qui se battent, avec quelques bonnes volontés qui parfois sont en même temps retissantes par rapport à un certain nombre de choses. Dans les années précédentes la fête de la musique était grandiose ; c’est donc faute de moyens que l’on constate ce recul. Mais nous restons optimistes que la célébration changera un peu dans les années à venir grâce au statut de l’artiste et surtout lorsque le fonds d’aide à la culture annoncé par le gouvernement sera fonctionnel.

Quel regard avez-vous sur les difficultés des artistes togolais ?

Ce n’est qu’un regard d’un père de famille qui voit ses enfants en difficultés  et qui cherche les voies et moyens pouvant permettre aux artistes de sortir de cet état. Malgré tous les efforts que déploie le Bureau Togolais du Droit d’Auteur (BUTODRA), il reste beaucoup à faire. Néanmoins, je crois que si nous bâtons davantage et qu’il y a cette volonté d’aller de l’avant que je constate au niveau des artistes, nous pouvons changer cette situation. Quand on a la foi, on doit être sûr que quelles que soient les circonstances et quoiqu’il arrive, on arrivera à un résultat probant. Et je crois que c’est pour cela que nous nous bâtons.

Tout le monde aime écouter la musique. Je lance donc un appel aux bonnes volontés de continuer par nous soutenir et ils nous demanderons de faire des produits de qualités. Eh bien, je voudrais leur rappeler que lorsque les coréens avaient fait le tracteur, la première fois le tracteur faisait marche arrière. Alors, ils ont cherché à savoir pourquoi ça faisait marche arrière avant de trouver que ça doit aller de l’avant. C’est de la même façon que nous aussi nous nous bâtons pour que nos produits soient de meilleure qualité.

Ces difficultés ne proviennent-elles pas d’un manque d’intérêt de l’Etat et peut-être aussi de quelques manquements du côté des artistes ?

Par rapport à l’Etat, je ne dirais pas que l’Etat manque d’intérêt pour autant à la chose. Quand vous voyez tous les textes qui sont écrits que ce soit dans la constitution, que dans le discours programme du premier ministre cet aspect a été touché. Mais malheureusement, les actes ne suivent toujours pas ce qu’on dit.

Pour ce qui est des artistes, j’ai l’habitude de dire ceci : quand tu veux t’asseoir quelque part, il faut aider celui qui est assit là-bas pour qu’il aille de l’avant. Une fois qu’il est allé de l’avant, la place est libre et toi aussi tu peux venir t’asseoir. Mais, j’ai l’impression que les artistes entre eux-mêmes  se lancent trop de flèches. On ne s’accorde pas le soutien nécessaire. On se livre beaucoup plus à des dénigrements de toutes sortes, à des concurrences déloyales. Au point que le temps qu’il faut s’accorder pour un travail de qualité, on le dépense pour des futilités. Et il faut en arriver à passer du temps à régler par-ci et par-là des problèmes qui souvent n’ont même pas de sens.

Alors que si nous parlons le même langage et que nous avons ce soutien, ce soutien que nous essayons de manifester par moment lorsque vous voyez un orchestre quelque part en train de chanter, et qu’un artiste se présente pour chanter, il passe sans problème. Malheureusement, on constate qu’après, cet artiste peut passer derrière l’autre pour chercher à prendre la place que ce dernier occupait. Au point que celui qui veut apporter son soutien, voit que ces gens-là ne sont pas sérieux.

Mais, nous continuerons à sensibiliser contre phénomène pour que ceux qui veulent bien nous soutenir soient vraiment à l’aise de le faire.

Quel conseil donnerez-vous aux jeunes artistes pour améliorer la qualité de leurs produits ?

Nous avons parlé à un moment donné d’une équipe qui sera chargée de critiquer les produits, mais les gens n’ont pas tellement soutenu. Il est très difficile de parler mal de soi. Et les gens n’arrivent même pas à reconnaître leurs propres défauts.

La qualité en elle-même est relative ; elle est relative à telle enseigne que lorsque l’on dit que ce produit est de qualité, c’est par rapport à une norme. Et quand on se réfère à la norme qu’il faut pour reconnaître la qualité et on vous dit que votre produit n’est pas bon, il faut l’accepter et se remettre en cause. Et chercher à améliorer. Malheureusement ont trop pressé.

C’est le lieu d’en appeler à chacun pour que nous acceptions de nous remettre en cause et pouvoir produire des œuvres de qualité, pour avoir des produits compétitifs.

Un appel à l’endroit des artistes togolais de la chanson…

Aux artistes togolais confirmés, je demande de tenir la main aux jeunes artistes qui sont en train d’arriver ; et à ces derniers d’accepter de tenir la main qui leur est tendue pour qu’ensemble nous puissions nous dire la vérité, nous puissions travailler pour que la musique togolaise rayonne davantage. Et que sur les plans national et international, la musique togolaise soit vraiment appréciée.

Enfin, je réitère mon appel de toujours : n’ayez pas honte, soyez courageux, allons de l’avant, ça ira !

Interview réalisée par Charles Ayetan

Fête de la musique 2011 à Lomé

David Kudoha, gérant associé de la société « Lomé On Line » SARL

« En plus des services d’accès à Internet, nous contribuons à la promotion de la musique togolaise »

Informaticien et gérant associé de la société « Lomé on line », Davi Kudoha, a accepté de nous parler de la 30ème édition Fête de la musique que ladite société accueille sur son esplanade, rue Sous Lieutenant Gnemegnah, le 21 juin 2011 à partir de 15 heures. Il partage également avec nous les services concurrentiels de cette société qui fait du bruit depuis quelques mois à Lomé, depuis son service d’accès à Internet aux soirées musicales en live en passant par les services d’imprimerie, de reportage et le bar du cybercafé.

David Kudoha

Lomé connaît une prolifération de cybercafés depuis plusieurs années, pourquoi avoir choisi de créer Lomé On Line ?

C’est suite à une étude que nous avons menée sur le terrain. On a remarqué que le service Internet, communément appelé cybercafé n’est pas exactement ce que présentent les pays de la sous région et sur le plan mondial. Nous avons donc pensé créer cette société pour offrir à la population togolaise un service meilleur qui permette aux usagers d’Internet de travailler dans des conditions correctes, bref donner une autre conception du cybercafé.

Qu’avez-vous constaté de négatif au niveau des cybercafés qui existaient avant votre initiative ?

Généralement, les cybercafés ne sont pas espacés et les clients travaillent dans un cadre exigu. Il y a l’état vétuste du parc informatique qui ne favorise pas une bonne navigation Internet, sans oublier la connexion elle-même qui n’est pas rapide. Ce qui fait que pour un crédit de connexion d’une heure de temps, le client ne comptabilise que 30 minutes de travail réel. De plus, les salles ne sont pas climatisées : il fait donc très chaud. D’où des conséquences sur le rendement de la clientèle mais aussi sur la résistance de matériel…

Qu’est-ce que vous offrez de concurrentiel ?

Lomé On Line dispose d’un cadre plus espacé et plus agréable, d’un parc informatique à point, avec du matériel neuf qui bénéficie des atouts de la climatisation. Nous faisons ainsi gagner à nos clients en temps et en efficacité au regard de la connexion Internet qui est une des plus rapides de la capitale. Voilà ce que nous avons ajouté au concept cybercafé. Nous fournissons aussi des services d’imprimerie, de reportage et de montage photo/ vidéo.

Nous avons en outre pensé associer le bar à nos services parce que cela va de pair. Quand vous travaillez sur Internet et que vous avez soif, vous pouvez le faire sur place.

Ne pensez-vous pas que le service que vous offrez ait un impact sur la facturation, avec un coût difficile à supporter par la clientèle ?

Non, je ne pense pas. Parce que comme, comme je viens de le signaler, nous voulons permettre aux clients de travailler réellement le temps qu’ils veulent. Ainsi un client qui achète une heure d’accès à Internet chez nous (Ndlr une heure de connexion y coûte 600 F soit l’équivalent d’1 Euro environ), travaille réellement pendant une heure de temps. En d’autres termes, il profite suffisamment du temps d’accès acheté.

Êtes-vous satisfaits du résultat obtenu jusqu’alors compte tenu de la fréquentation de la clientèle ?

Oui, nous sommes satisfaits. Le début de toute entreprise est toujours difficile certes. Mais tel que nous avons espéré, le nombre de clients augmente de jour en jour.

Depuis quelques deux mois vous organisez des soirées musicales en live les vendredis soirs. Pourquoi une telle initiative ?

Lom on Line n’est pas seulement une société purement capitaliste. Nous avons le coté social, c’est pourquoi nous avons voulu apporter notre contribution à tout le monde sur le plan culturel. C’est ainsi que nous avons commencé à proposer des soirées musicales en live tous les vendredis sur notre esplanade  avec un groupe musical dirigé par l’artiste Modestine (artiste togolaise de la chanson, de son vrai nom Modestine Kokoumey). C’est une manière pour nous de participer au développement de la musique togolaise, de faire plus connaître cette musique sur le plan national comme international. D’autant plus que plusieurs expatriés viennent travailler ici et découvre au même moment la musique togolaise.

Avez-vous des échos sur ces soirées musicales ?

En effet oui, car au même moment que nous contribuons à la promotion de la musique, la société Lomé on line aussi se fait davantage connaître. Ce qui participe du développement de nos activités à travers les différents services que nous offrons.

Vous accueillez le 21 juin 2011 la fête de musique. Comment cette fête s’organise-t-elle ?

Nous avons été approchés par l’UNAM (Ndlr l’Union Nationale des Artistes et Musiciens du Togo) pour pouvoir organiser ensemble cette grande fête qu’est la fête de la musique. C’est ainsi que nous avons mûri ensemble l’idée et planifié l’organisation de cet événement avec le président de l’UNAM. Et je peux dire que nous sommes prêts pour cette grande fête, ce spectacle populaire.

On constate bien que vous avez déjà beaucoup de services innovants. Mais avez-vous d’autres perspectives ?

C’est une très belle question. Au début déjà en effet, nous avons envisagé qu’à la longue nous aurons Kara on line, Kpalimé on line, bref dans les grandes villes du pays, et finalement Togo on line. Nous avons donc beaucoup de projets, mais pour le moment nous voulons voir Lomé on line bien décoller et nous pourrons étendre ensuite l’initiative sur tout  le territoire, et pourquoi pas dans la sous région.

Interview réalisée par Charles Ayetan