VIH/Sida : L’urgence d’exhorter à un changement de comportements

« Au bout de quatre décennies, nous sommes finalement en mesure de mettre fin à l’épidémie de sida », déclare le Secrétaire Général de l’Organisation des Nations-Unies (ONU), Ban Ki-moon, dans son Message à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida célébrée chaque année, le 1er  décembre, à travers le monde entier.

De son côté, Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA proclame qu’il est « heureux de constater que la voix de ces dirigeants s’élève pour affirmer qu’une génération sans sida est possible, qu’aucun enfant ne devrait naître avec le VIH et qu’aucune mère ne devrait mourir du sida. »

On est tenté de dire que c’est trop beau de faire de telles déclarations. Sans doute un peu de soulagement quant à la dramatisation chronique du phénomène qui crée une certaine psychose, un certain malaise au sein des populations. En même temps, on peut se demander s’il est vrai que la famille des scientifiques et des chercheurs investis dans la lutte contre la pandémie du sida, n’a pas été capable jusqu’alors de trouver un remède efficace, à risque zéro, pour mettre fin à ce phénomène…

Ce qui est sûr, des efforts se font ici et là. La preuve, les messages, du moins institutionnels, à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida sont positifs et plus porteurs d’espoir cette année.

Ainsi, selon le Secrétaire Général de l’ONU, « les progrès accomplis jusqu’ici prouvent que nous pouvons réaliser notre objectif, à savoir zéro infection par le VIH, zéro discrimination et zéro décès lié au sida. Le nombre de nouvelles infections par le VIH est tombé de plus de 20 % depuis 1997, et il continue de diminuer dans la plupart des régions du monde. En Afrique subsaharienne, la région la plus affectée par l’épidémie de sida, l’incidence du VIH a diminué dans 22 pays. »

Selon le  Rapport 2011 de l’ONUSIDA, le nombre de personnes décédées de causes liées au sida a chuté à 1,8 million en 2010, contre un pic de 2,2 millions au milieu des années 2000. Les traitements ont ainsi permis d’éviter 2,5 millions de décès liés au sida depuis 1985, avec 700.000 vies sauvées pour la seule année 2010.

En juin 2011, la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies consacrée au sida a adopté des objectifs audacieux pour 2015 : réduire de moitié la transmission du VIH par voie sexuelle, éliminer les nouvelles infections chez les enfants, dispenser un traitement à 15 millions de personnes vivant avec le VIH, mettre fin à la stigmatisation et à la discrimination et remédier à la pénurie de fonds pour la lutte contre le sida.

« Je demande aux dirigeants, aux communautés, aux parents, aux personnes vivant avec le VIH et aux jeunes de se tourner vers l’avenir et d’œuvrer pour un monde caractérisé par zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination et zéro décès lié au sida », exhorte Michel Sidibé.

 Dans le même sens, bien qu’il soit constaté que parmi les populations à risque, la situation est en train de changer, l’association Communication et Développement Intégral (CDI-Togo), dans une déclaration publiée le 1er décembre 2011, « exhorte chaque homme, chaque femme, chaque jeune, à un changement de comportements afin d’atteindre l’objectif zéro (zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination, zéro décès lié au sida ».

                                                                       Charles Ayetan

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