« Archicamp Lomé 2012 » : Un atelier international sur l’architecture et les nouvelles technologies

Un atelier international sur l’architecture et les nouvelles technologies se tient à Lomé (Togo) du 22 juillet au 12 août prochain. Initié par l’association « L’Africaine d’architecture », cet atelier dénommé « Archicamp Lomé 2012 » rassemble pour une durée de trois semaines, une trentaine d’architectes et d’étudiants en architecture en provenance de la France, du Mali, du Nigéria et du Togo. Les participants à cet atelier international sont de spécialités diverses : architecture, anthropologie, sociologie, design, urbanisme, graphisme, etc.

Une séance de l’Archicamp Lomé 2012

L’Archicamp Lomé 2012 a été officiellement ouvert dans la matinée du dimanche 22 juillet à l’Ecole privée laïque « Relève 2000 » de Tokoin-Doumasséssé, à Lomé. C’était au cours d’une cérémonie d’ouverture qui a été honorée par la présence de M. Louis Edjéou de la direction des services techniques de la Marie de Lomé qui a salué l’initiative de l’Achicamp Lomé 2012 et félicité les organisateurs. Lire la suite

Agression du journaliste camerounais Jacques Bessala Manga à Yaoundé

Le journaliste camerounais, Jacques Bessala Manga, a été victime d’une grave agression dans la nuit du 12 au 13 juillet dernier à Yaoundé au Cameroun. Il a été grièvement blessé à la tête par des individus non encore identifiés qui auraient commis leur forfait avec des machettes et des gourdins.

Le journaliste Jacques Bessala Manga

Selon des sources proches de la victime, Jacques Bessala Manga est actuellement admis aux urgences de l’hôpital de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) à Yaoundé où il est hospitalisé depuis vendredi. C’est là que le mardi 17 juillet, il a subi trois interventions chirurgicales, notamment au niveau de la cage crânienne où plusieurs fractures ont été signalées.

Si d’après les médecins ses jours ne sont plus comptés, il faut noter que le diagnostic médical fait état d’une « profonde rupture de la boîte crânienne jusqu’à l’orbite de l’œil gauche, un traumatisme crânien sévère, une grave fracture de la mâchoire, de nombreux hématomes au visage et sur le corps ainsi que plusieurs dents cassées ». Lire la suite

Un séminaire à Lomé pour lutter contre la fraude et la corruption dans les opérations de développement

Lomé, la capitale du Togo, abritera du 17 au 18 juillet 2012, un séminaire sous-régional sur « le mécanisme indépendant d’inspection (MII) et la prévention et la lutte contre la fraude et la corruption dans les opérations de développement (IACD) : approche de la Banque Africaine de Développement ».

Conjointement organisé par l’Unité de vérification de la conformité et de la médiation (CRMU) et le Département de l’intégrité et de la lutte contre la corruption (IACD), ce séminaire réunira plusieurs dizaines de délégués gouvernementaux et des acteurs de la société civile. Selon les organisateurs, l’objectif de ce séminaire est de sensibiliser les agences gouvernementales et les organisations de la société civile sur le mandat et les procédures du MII et IACD.

Il faut noter que le Mécanisme Indépendant d’Inspection (MII) a été établi en 2004 pour donner la possibilité à toutes personnes lésées par un projet financé par le groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD) de saisir ladite institution par une plainte afin de lui demander de respecter ses propres politiques et procédures. Lire la suite

Génération JMJ (Togo) : Une nouvelle Pentecôte dans l’Eglise

Ecrit par Charles Ayetan (35 ans, Journaliste et critique de cinéma à Lomé)

(In Cristina et Ana Larraondo Erice, Génération JMJ : 25 ans des JMJ, 25 histoires personnelles, Cobel Ediciones)

Joëlle et Charles

Disponible español

« Mon nom est Charles Ayetan. Je suis né le 3 Novembre 1975 à Lomé, capitale du Togo, une ville surplombant le golfe de Guinée, qui compte environ 700.000 habitants. Je suis chrétien catholique, membre de la Légion de Marie depuis ma première communion à l’âge de 9 ans. La Légion de Marie est une organisation laïque apostolique de l’Eglise catholique avec plus de 10 millions de membres actifs dans le monde entier et des millions de membres auxiliaires, qui a émergé à Dublin (Irlande) en 1921 sous l’impulsion du fondateur Frank Duff et avec un groupe d’adolescents et de jeunes qui ont décidé de servir les malades et diffuser l’Evangile.

Juriste de formation, j’ai obtenu une Licence en Droit à l’Université de Lomé en 2003. Lire la suite

Generación JMJ (Togo): Una nueva Pentecostés en la Iglesia

Escrito por Charles Ayetan (35 años, Periodista y crítico de cine en Lomé).

(In Cristina y Ana Larraondo Erice, Generacion JMJ : 25 anos de las JMJ, 25 historias personales, Cobel Ediciones)

Cristina y Ana Larraondo Erice, Generacion JMJ : 25 anos de las JMJ, 25 historias personales, Cobel Ediciones

« Me llamo Charles Ayetan. Nací el 3 de noviembre de 1975 en Lomé, capital de Togo, una ciudad con vistas al Golfo de Guinea que cuenta con unos 700.000 habitantes. Soy católico desde siempre, y miembro de la Legión de Maria desde que hice mi Primera Comunión cuando tenía 9 años de edad. La Legión de María es una organización apostólica de laicos de la Iglesia Católica con más de 10 millones de miembros activos y millones de auxiliares en todo el mundo, que surgió en Dublín (Irlanda) en 1921 cuando un grupo de adolescentes y jóvenes se reunieron con el fundador Frank Duff para orar, y decidieron servir a los enfermos y propagar el Evangelio.

Estudié Derecho en la Universidad de Lomé y me licencié en 2003. Desde que hice mi Primera Comunión y recibí la Confirmación en 1986 he tratado siempre de practicar mi fe: encuentros semanales de oración, Santa Misa … Gracias a lectura del Evangelio intento imitar a Jesucristo con pequeños servicios a los demás y viviendo mi vida familiar y mi trabajo con sentido apostólico. En mi vida he experimentado la alegría y el dolor, el éxito y los fracasos, especialmente durante mis años de estudiante universitario. Pero he aprendido a amar y seguir a jesùs en todas las circunstancias. Lire la suite

Expulsion « illégale » du cinéaste Thierry Michel de la R.D. Congo

Il était au 65èmeFestival international du film de Cannes en mai dernier où lui et moi discutions de sa filmographie, notamment de son dernier film qui porte sur la fameuse « Affaire Chebeya ». Il s’agit du cinéaste belge Thierry Michel vient d’être arrêté et expulsé du Congo  (RDC) où il venait d’arriver le dimanche 8 juillet 2012 pour présenter son film « L’affaire Chebeya, un crime d’Etat ? », à l’invitation de plusieurs organisations internationales (FIDH, Carter Center, Osisa …) et du collectif des ONG Droits de l’Homme congolaises. Cette annonce a été faite dans un communiqué publié le 9 juillet 2012 par « Les Films de la Passerelle », la maison qui a produit son film incriminé.

Thierry Michel (à gauche) et Charles Ayetan à Cannes 2012

Après avoir reçu son visa d’entrée, et alors qu’il attendait ses bagages à l’aéroport, Thierry Michel a été emmené par des agents de l’immigration dans les bureaux, et son passeport a été confisqué. Ces agents avaient annoncé au protocole de l’Ambassade de Belgique que Thierry Michel allait être reçu au bureau du Directeur de l’immigration, mais le cinéaste a été emmené de force vers la passerelle de l’avion de Bruxelles Airlines en partance pour  Bruxelles, tout en lui interdisant  de communiquer et de téléphoner sur le territoire congolais.

Affiche du film « L’affaire Chebeya, un crime d’Etat ? »

Après plus de vingt années de présence au Congo et de nombreux films internationalement diffusés et primés (« Congo river », « Mobutu roi du Zaïre », « Katanga business ») , Thierry Michel avait obtenu un  statut de résident, qui  a été annulé de manière  illégale, déclare le communiqué. Le prétexte invoqué  sur le « procès verbal de refoulement »  est : « Défaut de visa Sortie-Retour », ce qui est totalement faux, car Thierry Michel possédait un visa d’Etablissement Spécial (Résident) en bonne et due forme valable jusqu’au 10 février 2013, visa qui précise que  « son détenteur est dispensé de visa de sortie et retour.

Une décision politique illégale

Selon les analyses, cette expulsion est « une décision politique qui ne respecte pas les règles consulaires en matière de visa », en somme une décision politique et illégale. Lors de la chute et de la fuite du Maréchal Mobutu, Thierry Michel avait obtenu un statut d’établissement afin de pouvoir continuer son travail de cinéaste, chroniqueur, journaliste  de l’histoire contemporaine du Congo/Zaïre, après une expulsion voici 18 ans par le régime du Président Mobutu. Il a d’ailleurs reçu en 2011 le prix « Présence Congo » pour son œuvre comme cinéaste du Congo. Lire la suite

Charlie Squaw, une jeune artiste plasticienne à découvrir et soutenir

Très active sur les médias sociaux, Charlie Squaw que j’ai rencontrée récemment à Cannes a surpris plus d’un par la publication sur sa page facebook de quelques uns de ses tableaux d’arts plastiques. Actuellement, réceptionniste dans un hôtel sur la Côte d’Azur, précisément à Cannes en France, Charlie Squaw est une jeune artiste plasticienne togolaise à découvrir, un talent à soutenir. Elle a accepté de m’accorder cette interview exclusive, la première sans doute de la carrière en devenir de cette artiste talentueuse.

Charlie Squaw, artiste plasticienne

Egalement passionnée de poésie et de sculpture, des arts qu’elle pratique à ses heures perdues, elle nous parle ici de son aspiration à la peinture, de ses passions, projets et ambitions.

Charlie Squaw, comment êtes-vous venue à la peinture ?

Par simple curiosité et par envie de sonder, d’approfondir cet impérieux désir de peindre et sculpter ; c’est comme un flux intense en moi qui devrait jaillir à l’extérieur et prendre vie, de façon tangible et concrète.

Parlez-nous un peu de votre parcours ?

Quoique j’aie suivi diverses formations, mon parcours jusqu’à présent n’a rien à voir directement avec l’art, même si j’ai toujours aimé cette discipline… Lire la suite

Traité sur le Commerce des Armes : La société civile appelle à la responsabilité

Les 193 Etats membres des Nations Unies se réunissent à New York du 2 au 27 juillet 2012 pour poursuivre les discussions et adopter le tout premier Traité sur le Commerce des Armes (TCA). L’enjeu est de taille au regard des obstacles à ce projet de Traité sur le Commerce des Armes. L’obstacle majeur est que de certains pays cherchent à atténuer la porté juridique de ce traité en optant pour l’adoption à l’unanimité.

Dès l’ouverture de la conférence, le 2 juillet, s’est produit un incident de procédure à caractère politique lorsque les pays arabes menés par l’Egypte insistent pour que la Palestine obtienne un siège à part entière à la Conférence de New York. Cette demande a conduit à une suspension de séance. A noter que l’Egypte, de même que les Etats Unis d’Amérique et d’autres pays manifestent clairement leur réticence à un traité juridiquement contraignant. Pour l’instant les travaux ont repris et se poursuivent et l’on attend de jauger le niveau de responsabilité des Etats membres de l’ONU.

Forte mobilisation de la société

Véritables moteurs du TCA, les membres de la société civile sont fortement représentés à New York, quoique que n’ayant pas concrètement droit de vote à ces assises où seuls les Etats membres de l’ONU ont plein pouvoir de faire réussir ou basculer ce traité historique.  En effet, en marge de cette conférence, les membres de la Coalition pour le contrôle des armes (Control Arms) manifestent à New York devant le siège de l’ONU où se déroule la conférence. Certains n’hésitent pas à se confier aux médias. C’est ainsi face au débat sur le champ de couverture de ce traité, le président du Réseau d’action sur les armes légères en Afrique de l’Ouest (RASALAO/WAANSA), Baffour Amoa, affirme : « En tant qu’Africains, nous avons besoin que ce traité couvre les armes légères et les petits calibres…car dans tous les conflits en Afrique, les armes utilisées sont de petit calibre. » En effet, les Armes légères et de petit calibre circulent par millier sur le continent et vont de conflits en conflits. Lire la suite