Génération JMJ (Togo) : Une nouvelle Pentecôte dans l’Eglise

Ecrit par Charles Ayetan (35 ans, Journaliste et critique de cinéma à Lomé)

(In Cristina et Ana Larraondo Erice, Génération JMJ : 25 ans des JMJ, 25 histoires personnelles, Cobel Ediciones)

Joëlle et Charles

Disponible español

« Mon nom est Charles Ayetan. Je suis né le 3 Novembre 1975 à Lomé, capitale du Togo, une ville surplombant le golfe de Guinée, qui compte environ 700.000 habitants. Je suis chrétien catholique, membre de la Légion de Marie depuis ma première communion à l’âge de 9 ans. La Légion de Marie est une organisation laïque apostolique de l’Eglise catholique avec plus de 10 millions de membres actifs dans le monde entier et des millions de membres auxiliaires, qui a émergé à Dublin (Irlande) en 1921 sous l’impulsion du fondateur Frank Duff et avec un groupe d’adolescents et de jeunes qui ont décidé de servir les malades et diffuser l’Evangile.

Juriste de formation, j’ai obtenu une Licence en Droit à l’Université de Lomé en 2003. Depuis que j’ai fait ma première communion en 1985 et ma confirmation en 1986, j’ai toujours essayé de pratiquer mes réunions hebdomadaires de prière, la messe… Grâce à la lecture de l’Evangile, j’ai appris à imiter et servir Jésus-Christ dans ma vie familiale, sociale et professionnelle dans un esprit apostolique. J’ai connu la joie et la peine, l’échec et le succès, en particulier au cours de mes études universitaires. Mais j’ai surtout appris à aimer et à suivre Jésus en toutes circonstances.

Quand j’ai fini mes études, j’ai trouvé du travail comme journaliste et critique de cinéma dans Présence Chrétienne, le journal catholique national au Togo. A ce titre, j’ai participé à des séminaires professionnels, des ateliers et des festivals au Togo et dans d’autres pays en Afrique et en Europe. Entre-temps, j’ai rencontré Nina, ma future épouse, et depuis nous étions devenus des amis très proches ; puis nous sommes tombés amoureux (et avons commencé par élaborer des projets de vie).

J’avais entendu parler des Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ), et à de nombreuses reprises avait voulu participer à cette rencontre des jeunes ; mais ce souhait de voyager pour prendre part aux JMJ ne s’était jamais réalisé. J’ai dû cesser de rêver en vain. Mais un jour (en 2007), de manière inattendue, l’opportunité m’a été offerte d’aller aux JMJ en préparatif pour juillet 2008 à Sydney avec le Pape Benoît XVI. L’Australie ! Je n’avais jamais voyagé hors de l’Afrique ! C’était un don de Dieu, Lui qui n’oublie jamais ceux qui l’aiment. Aussi, j’ai eu l’honneur et la grâce spéciale de vivre en juin 2006 le pèlerinage international de la Croix des JMJ et de l’icône de la Vierge Marie lors de l’étape du Togo, en route vers Sydney en Australie. Et en ma qualité de journaliste, j’ai pu couvrir ce pèlerinage international pour le journal Présence Chrétienne dans les colonnes duquel j’ai publié le reportage de cet événement inédit dans notre pays.

Comment décrire mon séjour à Sydney ? « Comptez sur mes prières pour vous pendant ces jours ensemble », a déclaré l’archevêque de Brisbane, John Bathersby, au cours de la cérémonie de bienvenue. « Je prie pour que votre foi se consolide ici et pour toute votre vie. » Tout au long du voyage, j’ai beaucoup prié pour ma famille et mon futur mariage avec Nina. Car peu avant mon voyage pour les JMJ à Sydney, nous avions célébré nos fiançailles en mai, le mois dédié à la Vierge Marie.

Le thème des JMJ 2008 était un verset du livre des Actes des Apôtres : « Vous recevrez la puissance de l’Esprit Saint et vous serez mes témoins. » Ces quelques jours passés en Australie pendant les JMJ, marquent une nouvelle Pentecôte dans ma vie. Par-dessus tout, j’ai fait une expérience très spéciale de la foi : jamais dans ma vie, je n’avais rencontré autant de gens qui professent la même foi en Jésus-Christ. Il y avait des centaines de milliers de jeunes venus de tous les coins du monde. Je réalisé la grandeur de la foi catholique, la religion de la vérité et de l’amour. Nous avons prié, chanté, dansé ; nous étions tous heureux et enrichis par cette grande rencontre, ce brassage des races et des cultures du monde entier.

Cristina et Ana Larraondo Erice, Génération JMJ : 25 ans des JMJ, 25 histoires personnelles

En plus de renforcer ma foi, les Journées Mondiales de la Jeunesse à Sydney ont réveillé en moi l’espérance et m’ont fait grandir dans la charité. L’hospitalité attachante des familles et les paroisses qui ont accueilli mon groupe, la disponibilité des bénévoles, la chaleur de l’autre dans les rues… La charité était présente à travers les personnes les plus variées, à travers une grande variété de langues, de cultures et les symboles nationaux. Seul Jésus-Christ est capable de susciter une telle énergie d’amour entre des gens si différents.

Dans son message pour les Journées Mondiales de la Jeunesse à Sydney Benoît XVI a invité la jeunesse du monde à être, pendant ces jours, un signe d’espérance pour l’Église en Australie et pour le monde. C’était la première fois de ma vie que j’ai vu un pape de près, avec mes yeux, et que j’ai passé quelques jours au même endroit que lui. Le 17 juillet, le super-jeudi, à Barangaroo, il y a avait une foule immense de jeunes, si bien que le groupe des pèlerins togolais ne pouvait pas être très proche du pape. Mais au crépuscule, quand le Pape était hors du bateau et arpentait les rues de la ville dans la papamobile, j’ai pu le voir sur une courte distance, et juste pendant quelques secondes. Mais c’était merveilleux ! (C’était grâce à une randonnée solitaire que j’avais décidé de faire pour aller visiter le fameux « Sydney Opera House ».) Je le considère comme un don de la Divine Providence.

L’impact des Journées Mondiales de la Jeunesse dans ma vie a été très fort, très profond. Avec Nina, je me suis marié quelques mois plus tard, le 27 décembre 2008, fête de saint Jean l’Evangéliste, l’apôtre de l’amour. Pour la célébration de notre mariage, j’avais proposé à ma femme de retenir l’hymne des JMJ de Sydney pour le chant après l’Evangile. Elle a donc interprété l’hymne intitulé « Receive the power » (« Recevez la force de l’Esprit Saint »). C’était l’un des moments les plus émouvants de la célébration nuptiale ce jour-là. Elle a aussi osé chanter le psaume choisi et un chant d’action de grâce qu’elle a composé en l’honneur de la Vierge Marie. Les invités avaient tellement aimé que plusieurs ont confié que « Nina chante comme un ange ». Par conséquent, le début de notre mariage est étroitement lié aux Journées Mondiales de la Jeunesse. Nous sommes très heureux et nous nous efforçons chaque jour de construire et de nourrir notre jeune amour dans la Parole de Dieu. »

Ecrit par Charles Ayetan (35 ans, Journaliste et critique de cinéma à Lomé)

(In Cristina et Ana Larraondo Erice, Génération JMJ : 25 ans des JMJ, 25 histoires personnelles, Cobel Ediciones)

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