Agression du journaliste camerounais Jacques Bessala Manga à Yaoundé

Le journaliste camerounais, Jacques Bessala Manga, a été victime d’une grave agression dans la nuit du 12 au 13 juillet dernier à Yaoundé au Cameroun. Il a été grièvement blessé à la tête par des individus non encore identifiés qui auraient commis leur forfait avec des machettes et des gourdins.

Le journaliste Jacques Bessala Manga

Selon des sources proches de la victime, Jacques Bessala Manga est actuellement admis aux urgences de l’hôpital de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) à Yaoundé où il est hospitalisé depuis vendredi. C’est là que le mardi 17 juillet, il a subi trois interventions chirurgicales, notamment au niveau de la cage crânienne où plusieurs fractures ont été signalées.

Si d’après les médecins ses jours ne sont plus comptés, il faut noter que le diagnostic médical fait état d’une « profonde rupture de la boîte crânienne jusqu’à l’orbite de l’œil gauche, un traumatisme crânien sévère, une grave fracture de la mâchoire, de nombreux hématomes au visage et sur le corps ainsi que plusieurs dents cassées ».

Le drame s’est produit au quartier Emana sur l’axe menant à la Présidence de la république au carrefour Etoudi, en venant de Mballa II, Carrefour régies et Bata nlongkak. Laissé pour mort dans un bain de sang, dans la rue, par ses agresseurs, Jacques Bessala a été transporté d’urgence à l’hôpital par un groupe de policiers de l’Equipe Spéciale d’Intervention Rapide (ESIR) qui l’ont retrouvé inconscient. Jusqu’alors, les agresseurs ne sont pas encore identifiés et l’on ignore les mobiles réels de cet acte ignoble qui a failli coûter la vie au journaliste Bessala Manga.

Le syndicat national des journalistes employés du Cameroun par la voix de son Secrétaire Général, M. Denis Kwebo, a publié un communiqué le 16 juillet dernier pour s’insurger contre de telles agressions envers les journalistes. On signale à Yaoundé, la manifestation d’une solidarité confraternelle par les journalistes camerounais à l’endroit du confrère et de sa famille qui font face ces derniers jours à d’énormes dépenses médicales. Les membres de la Fédération Africaine de Critique Cinématographique (FACC), pour leur part, ne cachent pas leur indignation face à cette grave agression.

Ancien président de l’association camerounaise Cinepress, Jacques Bessala Manga est membre du bureau actuel de la FACC. Il est éditeur de formation, diplômé de l’Ecole Supérieure des sciences et techniques de l’information et de la communication (ESSTIC)et des facultés de droit de l’Université de Yaoundé. Il est promoteur de la maison d’édition « Book’in » et collabore avec plusieurs publications dont le quotidien camerounais Le Jour et des sites Internet. Curieusement, le journaliste agressé, Jacques Bessala Manga, a publié le 4 avril 2012 sur le site du quotidien camerounais Le Jour, un article intitulé « Un officier du Gmi abattu à son domicile », parlant ainsi de Luc Holong, officier de police de deuxième grade, qui a succombé à ses blessures après l’agression dont il a été l’objet à son domicile sis au quartier Nlongkak à Yaoundé. C’est bien non loin de ce même quartier que son corps a été retrouvé au petit matin du 13 juillet dernier après son agression.

                                         Charles Ayetan

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