Le film « Grigris » de Mahamat-Saleh Haroun pour exorciser le handicap

A travers son long métrage Grigris en lice pour la Palme d’or au 66ème Festival de Cannes, le réalisateur tchadien Mahamat-Saleh Haroun (Tchad) lance un « message d’espoir », un message fort capable d’exorciser le handicap. Il répond ici à trouis question du Secrétariat du Groupe des Etats ACP.

Votre précédent long métrage Un Homme qui crie, prix du Jury du Festival de Cannes en 2010, avait bénéficié d’un financement du Programme ACPFilms. Votre nouveau film, Grigris, est bénéficiaire du Programme ACPCultures+. Que vous apporte ce soutien au long cours du Secrétariat ACP et de l’Union européenne ?

Mahamat-Saleh Haroun : Le soutien du Programme ACP est d’une importance capitale : il me permet d’établir ou de renforcer mon partenariat avec d’autres sociétés de production. C’est le début d’une coopération Sud-Sud. De plus, cet appui est structurant parce qu’il m’oblige à former des stagiaires dans un pays où il n’existe pas de formation pour le cinéma. Grâce à cette aide, qui a renforcé nos liens avec le Burkina Faso, des jeunes Tchadiens ont pu se faire embaucher et se sont rendus sur des tournages au Burkina. C’est une formation sur le tas, la meilleure à mon sens : on se forme en pratiquant.

Le réalisateur Mahamat-Saleh Haroun, sur le tournage de son filmGrigris © Pili Films, photo : Frank Verdier

Le réalisateur Mahamat-Saleh Haroun, sur le tournage de son filmGrigris © Pili Films, photo : Frank Verdier

Le personnage principal de « Grigris » est un jeune paralytique qui se rêve danseur. Quels messages souhaitez-vous transmettre à travers ce film ?

M.-S. Haroun : Un message d’espoir. Que rien n’est perdu quand on croit en soi… Que le handicap ne doit pas être un frein pour  tenter des choses, mais un moteur pour ne pas se retrouver exclu, à la marge. Le handicap ne doit pas nous empêcher de nous accomplir…

Dans quel état d’esprit êtes-vous aujourd’hui, alors que votre film est le seul film africain à être en sélection officielle au Festival de Cannes cette année?

M.-S. Haroun : Je suis très serein. Je crois que nous avons essayé de faire ce qu’on a pu. Je suis triste d’être le seul film africain présent à Cannes mais cette situation est sans doute liée aussi à la réalité du cinéma africain : peu de productions, donc au final, peu d’élus. Mais je crois que l’appui du dispositif ACP permet d’espérer…

 

Première mondiale : mercredi 22 mai 2013, Palais des Festivals, Cannes. 

Sortie en France : 28 août 2013

Plus d’information :

www.pilifilms.fr / www.acpculturesplus.eu / www.facebook.com/acpculturesplus.eu

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