Une Semaine de cinéma germano-togolais à Lomé

cine_Allemagne-TogoLomé (Togo) accueille depuis le 10 mars dernier la première édition de la Semaine de cinéma germano-togolais. Au total, 14 films allemands et togolais, longs et courts métrages, composent le menu de cette semaine de cinéma qui draine le public de Lomé et ses environs.

Les cinéphiles de Lomé ont matière à nourrir leur passion pour le septième art du 10 au 16 mars 2014. Cette aubaine leur est offerte à travers la Semaine de cinéma germano-togolais organisée par l’Ambassade d’Allemagne en collaboration avec l’école de cinéma ECRAN.

L’événement a été lancé le 10 mars par Mme Germaine Kouméalo Anaté, ministre de la communication, de la culture, des arts et de la formation civique, en présence de l’Ambassadeur d’Allemagne au Togo, M. Joseph Weiss, de Mme Christelle Aquereburu, directrice de l’école ECRAN, et du Pasteur Henry Sowu, directeur du Foyer des Marins qui abrite cet événement.

Un voyage à travers l’image

Sur les 14 films documentaires et de fiction programmés pour être projetés au cours de cette semaine de cinéma, il y a 07 longs métrages allemands et 07 courts métrages togolais, notamment des films réalisés par les étudiants de l’école ECRAN. En miniature, cette semaine représente un voyage à billet gratuit en Allemagne et dans de nombreux pays d’Afrique à travers les films sélectionnés. Un cocktail de films d’école et de films professionnels dont certains ont déjà fait escale dans de grands festivals de cinéma.

Ce voyage à travers l’image conduit ainsi les cinéphiles sur les pages et entre les lignes de l’histoire coloniale allemande au Togo via le court métrage « Von Kamina nach Nauen » réalisé par Christelle Aquereburu. Ce film propose à l’écran, les vestiges de la fameuse station radio de Kamina, installée à l’époque coloniale par les allemands près d’Atakpamé, la ville au sept collines. Une station radio qui, par la télégraphie sans fil (tsf), jouait déjà à l’époque le rôle avant-gardiste de liaison entre l’Allemagne est ses colonies en Afrique à partir du Togo. Que de souvenirs dans la mémoire collective togolaise évoque la station radio de Kamina !

Les scénarii de nos vies

Cette semaine de cinéma c’est aussi des questions de société, de santé, de culture, de civilisation, de réflexions existentielles et philosophiques à travers une riche programmation. Ces sujets, entre autres, sont traités dans les films sélectionnés.

Si le cinéma togolais est encore en quête d’existence ou de souffle, l’on peut se réjouir des films courts métrages proposés au public pendant cette semaine parmi lesquels « Von Kamina nach Nauen » de Christelle Aquereburu, « Freedom » de Koffi Agbegneke (15 min, 2012), « Sara » de Névamé Akpandza (15 min, 2012), « Tradithérapies : Thérapie ou pas? » de Folly Kouevi Martial (15 min, 2012).

Après escale à Nauen en provenance de Kamina, le public cinéphile est appelé à visiter « Kinshasa Symphony » de Claus Wischmann et Martin Baer (95 min, 2010), « Nairobi Half Life » de David ‘Tosh’ Gitonga et Tom Tykwer (96 min, 2012), à découvrir « La Maladie du Sommeil » (Schlafkrankheit) de Ulrich Köhler (91 min, 2011), mais aussi et pas seulement, à visiter les « 100 000 » scénarii de nos vies à travers « Cours, Lola, cours » (Lola rennt) de Tom Tykwer (81 min, 1998).

Un souffle pour le cinéma au Togo

Pour le diplomate allemand Joseph Weiss, cette semaine de cinéma germano-togolais a pour objectif de montrer les productions filmiques togolaises et allemandes, « une occasion passionnante pour découvrir les films allemands mais aussi les talents togolais en production cinématographique ».

La ministre de la culture, Mme Germaine Kouméalo Anaté, a souhaité que cette initiative se perpétue pour renforcer les liens culturels, d’amitié et de coopération qui marquent les relations séculaires entre le Togo et l’Allemagne afin d’éclore tous les talents cachés dans la sphère cinématographique togolaise. Elle a toutefois noté que « les défis à relever sont énormes en matière de la valorisation de la production du cinéma, de la vulgarisation à la consommation par le public, mais aussi à l’exportation d’où la nécessité de la disponibilité des moyens financiers et des infrastructures adéquates ».

Charles Ayetan (Togo)

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